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EDITO JUIN 2007 : ECHEC ET REUSSITE PROFESSIONNELLE
Les récents suicides de salariés dans l'industrie automobile en France ont choqué l'opinion publique.Comment en arriver à cette pareille extrémité ?
Le stress sur le travail a été mis en avant par les médias comme la raison principale de ces drames.
Un grand capitaine de cette industrie automobile a senti le danger et a vite déclaré que si l'entreprise n'avait pas le droit à l'échec, le salarié de son coté, lui, doit avoir le droit à l'échec.
C'était sans doute une façon de se dédouaner.
La réponse n'est cependant pas satisfaisante et de plus le raisonnement n'est pas juste car mettre sur le même plan les salariés et l'entreprise n'a pas de sens.
Il est préférable de réfléchir sur la performance des salariés qui en effet ne peut pas être au maximum durant toute une vie professionnelle.
Il est plus juste de penser que l'entreprise doit intégrer dans ses schémas et objectifs généraux une marge de manœuvre qui autorise certains salariés à connaître une baisse de performance ponctuelle.
On ne doit pas parler de réussite ou d'échec mais plutôt de niveau de performance variable.
Cette notion de variabilité de la performance devra désormais être mieux prise en compte par les managers afin d'anticiper les dérives.
Pour éviter de tels drames qui sont toujours la conjonction de problèmes professionnels et personnels, l'entreprise doit aussi utiliser des structures d'alerte efficaces qui ont visiblement pas bien fonctionné dans les cas récents.
